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21/05/2026 09:45 - Categorie: Formation & Certificat - Commune: Non precisee - Par Super Admin

Interview : Ibo Constant BOGA dévoile les ambitions du SIBIO26 pour le développement du bio en Afrique

Interview : Ibo Constant BOGA dévoile les ambitions du SIBIO26 pour le développement du bio en Afrique

Dans un contexte mondial marqué par les enjeux de sécurité alimentaire, de santé publique et de transition écologique, l’agriculture biologique apparaît aujourd’hui comme une alternative crédible et durable pour l’Afrique. Porteur d’une vision ambitieuse pour le développement du secteur bio africain, Ibo Constant BOGA, Président du FAP-BIO et Commissaire Général du SIBIO26, œuvre depuis plusieurs années à la structuration et à la valorisation de cette filière stratégique.

À travers cette interview accordée à La Lettre de l’Environnement, il revient sur les ambitions de la 3ᵉ édition du Salon International du Bio, les défis du marché biologique africain, les enjeux de certification, ainsi que les opportunités économiques et sociales que représente le bio pour la jeunesse, les producteurs et les investisseurs du continent.

Pour lui, une conviction demeure forte : « Le bio est une opportunité stratégique pour l’avenir économique de l’Afrique. »

Journal : La Lettre de l’Environnement

1. Pouvez-vous vous présenter et rappeler votre double rôle de Président du FAP-BIO et Commissaire Général du SIBIO 2026 ?

Ingénieur en Logistique et commerce international; Manager des organisations, je dispose d’une expertise renforcée par des certifications en Agriculture biologique; bilan carbone, décarbonation et finance carbone agricole, me permettant d’accompagner des initiatives structurantes en faveur de systèmes agricoles durables et résilients.

Président du FAP-BIO, une organisation engagée dans la promotion de l’agriculture biologique, de l’alimentation saine et du développement durable en Afrique. 

En tant que Commissaire Général du sibio26 Salon International du Bio 2026, ma mission est de coordonner cette grande plateforme africaine dédiée aux acteurs du bio, de l’innovation verte et de la transformation agricole durable.

2. Quelle est la mission principale du FAP-BIO aujourd’hui ?

Le FAP-BIO a pour mission de structurer, promouvoir et valoriser le secteur biologique africain. Nous travaillons à sensibiliser les populations, accompagner les producteurs, favoriser la certification biologique et créer des opportunités économiques autour du bio.

3. Quelle vision globale portez-vous pour le développement du secteur biologique en Afrique ?

Notre vision est de faire de l’Afrique un leader mondial de la production biologique durable, en valorisant nos terres, nos savoirs locaux et notre biodiversité. Nous voulons une agriculture qui protège la santé, l’environnement et assure des revenus décents aux producteurs.

4. Comment est né le SIBIO et quelle évolution avez-vous constatée depuis sa création ?

Le SIBIO est né d’un besoin urgent : créer une plateforme africaine capable de rassembler tous les acteurs du bio. Depuis la première édition en 2022, nous constatons un intérêt croissant des producteurs, institutions, chercheurs et consommateurs. Aujourd’hui, le salon devient progressivement un rendez-vous stratégique du secteur biologique africain.

5. Quelles sont les grandes ambitions de cette 3ᵉ édition du SIBIO 2026 ?

Nous voulons faire du SIBIO 2026 une édition de référence internationale, avec plus d’innovations, de partenariats, de formations et d’opportunités d’affaires. Notre ambition est aussi de renforcer la structuration du marché bio africain.

6. Qu’est-ce qui distingue cette édition des précédentes sur le plan organisationnel et stratégique ?

Cette édition met davantage l’accent sur les solutions concrètes : certification, financement, digitalisation agricole, transformation locale et coopération internationale. Nous voulons passer de la sensibilisation à l’action structurée.

7. Quels sont les objectifs concrets fixés pour cette édition en termes d’impact économique et social ?

Nous souhaitons créer des opportunités d’affaires pour les producteurs et PME, encourager l’emploi des jeunes, promouvoir la consommation locale et attirer des investisseurs dans la chaîne de valeur biologique.

8. Quels types d’acteurs souhaitez-vous mobiliser cette année ?

Nous voulons réunir les producteurs, coopératives, startups, chercheurs, institutions publiques, investisseurs, ONG, transformateurs, distributeurs et consommateurs autour d’une même vision du développement durable.

9. Le SIBIO est-il en train de devenir un événement de référence du bio en Afrique ?

Oui, progressivement. Le SIBIO gagne en crédibilité et attire chaque année davantage d’acteurs nationaux et internationaux. Notre objectif est d’en faire le plus grand rendez-vous africain du bio.

10. Selon vous, quel est le niveau actuel d’organisation du secteur biologique en Afrique ?

Le secteur est encore en construction. Il existe beaucoup d’initiatives intéressantes, mais elles restent souvent isolées. Nous devons renforcer la coordination, les normes et les mécanismes de commercialisation.

11. Quels sont les principaux défis à relever pour structurer durablement cette filière ?

Les principaux défis sont la certification, le financement, la formation technique, l’accès au marché, la sensibilisation des consommateurs et l’accompagnement institutionnel.

12. Comment le FAP-BIO contribue-t-il à la certification et à la crédibilisation des produits biologiques ?

Nous travaillons à la mise en place de mécanismes de certification adaptés aux réalités africaines et à la promotion du label bio africain afin de rassurer les consommateurs et valoriser les producteurs sérieux.

13. Quelle importance accordez-vous au label bio dans la compétitivité des produits africains ?

Le label bio est essentiel. Il garantit la qualité, la traçabilité et la confiance. Il permet aussi aux produits africains d’accéder à des marchés plus exigeants et plus rémunérateurs.

14. Comment lutter efficacement contre le greenwashing dans le secteur du bio ?

Il faut renforcer les contrôles, la réglementation, la sensibilisation et la transparence. Tout le monde ne peut pas se déclarer “bio” sans respecter des normes précises.

15. Le bio peut-il devenir un véritable levier de développement économique pour l’Afrique ?

Absolument. Le bio représente une opportunité économique énorme pour l’Afrique grâce à la demande mondiale croissante en produits sains et durables.

16. Comment le SIBIO contribue-t-il à créer des opportunités d’emplois pour les jeunes ?

Le salon favorise la formation, le réseautage, l’entrepreneuriat et les partenariats. Il ouvre des perspectives dans la production, la transformation, le marketing et les technologies agricoles.

17. Quelle place accordez-vous aux femmes dans cette dynamique de transformation agricole ?

Les femmes sont au cœur de l’agriculture africaine. Nous voulons leur donner davantage de visibilité, d’accès aux financements et aux opportunités de leadership dans le secteur bio.

18. Peut-on imaginer une chaîne de valeur bio entièrement africaine et autonome ?

Oui, c’est même une nécessité stratégique. L’Afrique doit transformer localement ses produits et développer ses propres circuits de distribution et de consommation.

19. Quels sont les partenariats stratégiques qui soutiennent cette édition du SIBIO26 ?

Nous collaborons avec des institutions publiques, des organisations internationales, des entreprises privées, des médias et des structures techniques engagées dans le développement durable.

20. Comment le salon s’ouvre-t-il à l’international et aux marchés globaux ?

Nous développons des partenariats avec plusieurs pays et organisations afin de favoriser les échanges commerciaux, scientifiques et institutionnels.

21. Quels sont vos objectifs en matière de coopération Sud-Sud et Nord-Sud ?

Nous voulons favoriser le partage d’expériences, de technologies et d’opportunités économiques entre les pays africains et leurs partenaires internationaux.

22. Le SIBIO peut-il devenir un hub africain du bio à l’échelle mondiale ?

Oui, c’est clairement notre ambition. Nous voulons positionner l’Afrique comme un acteur majeur de l’économie verte mondiale.

23. Quelle est votre vision du FAP-BIO dans les 5 prochaines années ?

Nous souhaitons faire du FAP-BIO une institution de référence en Afrique dans la promotion, la structuration et la certification du bio.

24. Quelles innovations ou réformes souhaitez-vous encore mettre en place ?

Nous travaillons sur des plateformes digitales, des programmes de formation, des mécanismes de certification et des projets d’accompagnement des producteurs.

25. Comment voyez-vous l’évolution du marché bio africain à l’horizon 2030 ?

Le marché bio africain connaîtra une forte croissance grâce à la prise de conscience des consommateurs et aux enjeux environnementaux mondiaux.

26. Quel message adressez-vous aux producteurs africains hésitant encore à passer au bio ?

Le bio représente l’avenir. C’est une agriculture plus durable, plus rentable à long terme et plus respectueuse de notre santé et de notre environnement.

27. Pourquoi les États africains doivent-ils soutenir davantage ce secteur ?

Parce que le bio contribue à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à l’emploi des jeunes et à la protection de l’environnement.

28. Enfin, quel appel lancez-vous à la jeunesse africaine et aux investisseurs pour rejoindre le mouvement du SIBIO 2026 ?

J’invite la jeunesse africaine à voir dans le bio une opportunité d’avenir et les investisseurs à soutenir un secteur porteur de croissance durable et d’impact social positif. Le Salon International du Bio 2026 est une plateforme d’opportunités, d’innovation et de transformation pour l’Afrique

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