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19/05/2026 15:21 - Categorie: Science et recherche environnementale - Commune: Abobo - Par Super Admin

Dr.DOSSO Kanvaly, president d'organisation du congrès international d'Ecologie d'Afrique de l'ouest : " L'écologie n'est plus une option, mais une nécessité économique et sociale"

Dr.DOSSO Kanvaly, president d'organisation du congrès international d'Ecologie d'Afrique de l'ouest :  " L'écologie n'est plus une option, mais une nécessité économique et sociale"

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À l’occasion de la deuxième édition du Congrès International d’Écologie d’Afrique de l’Ouest (EcoAO‑2), organisée du 11 au 13 mai 2026 à l’Université Nangui Abrogoua, le Dr Dosso Kanvaly, président du comité d’organisation, dévoile les ambitions de ce rendez-vous scientifique majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Entre transition écologique, valorisation des données scientifiques pour la décision publique, lutte contre la dégradation des écosystèmes et renforcement des collaborations ivoiro-européennes à travers le Laboratoire Mixte International Écologie, Développement Durable et Biodiversité (LMI EDD‑BIODIV), il explique comment EcoAO-2 entend dépasser le cadre académique pour devenir une véritable plateforme d’influence au service des politiques publiques, du développement durable et de la formation d’une nouvelle génération de chercheurs africains. (Interview)

Du 11 au 13 mai 2026, l’Université Nangui ABROGOUA accueille la deuxième édition du Congrès d’Écologie d’Afrique de l’Ouest (EcoAO-2). Quelle est l’ambition majeure de cette nouvelle édition par rapport à la première ?

L’ambition majeure de cette deuxième édition est de passer du cadre scientifique à une véritable plateforme d’action et d’influence pour les politiques publiques et le développement durable en Afrique de l’Ouest. Pour cela, le congrès vise à renforcer les liens entre recherche scientifique, décision publique et solutions opérationnelles face aux défis environnementaux de notre sous-région.Cette édition accorde également une place importante à la Transition Ecologique, à la valorisation des données scientifiques pour la décision publique, au dialogue entre chercheurs, administrations, ONG et partenaires techniques ainsi qu’aux enjeux du moment, à savoir le changement climatique, la dégradation des écosystèmes, la pollution ou encore l’orpaillage illégal.Enfin, nous voulons donner une dimension plus internationale et plus régionale au congrès, afin de positionner l' Université Nangui ABROGOUA comme un pôle scientifique de référence sur les questions écologiques en Afrique de l’Ouest.

 Le congrès est porté par le Laboratoire Mixte International sur l’Écologie, le Développement Durable et la Biodiversité (LMI EDD-BIODIV). En quoi cette collaboration ivoiro-française renforce-t-elle la portée scientifique et régionale de l’événement ?

Le LMI EDD-BIODIV constitue un cadre de coopération scientifique exemplaire entre la Côte d’Ivoire et la France, notamment à travers le partenariat entre l’Université Nangui ABROGOUA (UNA) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).Cette collaboration permet de mutualiser les expertises scientifiques, de renforcer la qualité des travaux, de faciliter l’accès aux réseaux internationaux de recherche, et surtout de former une nouvelle génération de chercheurs africains sur des problématiques environnementales stratégiques.Elle donne également au congrès une visibilité internationale et favorise les projets de recherche collaboratifs sur des sujets majeurs comme la biodiversité, les changements climatiques, les ressources naturelles ou la gestion durable des territoires.

Le thème met l’accent sur la préservation et l’utilisation durable de la biodiversité et des écosystèmes. Pourquoi est-il urgent, aujourd’hui en Afrique de l’Ouest, de placer l’écologie au cœur des politiques publiques Parce que les défis environnementaux sont désormais devenus des enjeux de développement, de sécurité et même de stabilité sociale. En Afrique de l’Ouest, nous faisons face à une déforestation accélérée, à la perte de la biodiversité, à la pollution des eaux et des sols, à l’érosion côtière, aux effets du changement climatique, ainsi qu’à des phénomènes préoccupants comme l’orpaillage illégal. Ces pressions ont des conséquences directes sur l’agriculture, la santé, l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire et les revenus des populations. Aujourd’hui, protéger les écosystèmes n’est plus une option écologique ; c’est une nécessité économique et sociale. C’est pourquoi il est indispensable d’intégrer les sciences écologiques dans les politiques publiques, les stratégies de croissance, l’aménagement du territoire et les modèles de production.

Entre 200 et 300 chercheurs africains et européens sont attendus. Quelles retombées concrètes espérez-vous pour la recherche, mais aussi pour les secteurs comme l’agriculture, l’urbanisation, la foresterie ou la pêche ?

Au niveau scientifique, nous souhaitons le renforcement des collaborations entre les laboratoires africains et européens, le développement de projets de recherche communs, le partage de données et d’innovations et la formation des jeunes chercheurs.- au niveau des secteurs de développement, les attentes sont très importantes. Dans le secteur agricole, nous entendons promouvoir les pratiques agroécologiques plus résilientes. Au niveau de l’urbanisation, l’ambition est de contribuer à construction de villes durables grâce à l’écologie urbaine. En foresterie, nous voulons renforcer les capacités en matière de restauration et de gestion durable des forêts. Dans le secteur de la pêche, il s’agit de mieux préserver les écosystèmes aquatiques en participant à la sécurité alimentaire.

5- Au-delà du cadre scientifique, comment ce congrès peut-il contribuer à rapprocher les décideurs, les institutions et le grand public des enjeux écologiques actuels ?

Ce congrès a justement été conçu comme un espace de dialogue d’acteurs multiples. Il s’agira notamment des chercheurs, des Ministères techniques (surtout en charge de la Recherche, de l’Environnement et de la Transition Ecologique), des ONG intéressées par les problématiques environnementales, les partenaires techniques et financiers (tels que l’IRD, l’OIPR, le FONSTI et la FAO), les collectivités, les étudiants et les médias.


Interview Réalisée par D.GLOVER

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