02/11/2026 12:49 - Categorie: Agriculture - Commune: Plateau - Par Super Admin
SIBIO 2026 : BOGA IBO CONSTANT VEUT FAIRE DE LA CÔTE D’IVOIRE LE LEADER DU BIO EN AFRIQUE
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Le Commissaire général du Salon international du Bio (SIBIO) mise sur la structuration de la filière biologique, l'accompagnement des producteurs et le soutien des pouvoirs publics pour positionner la Côte d'Ivoire comme une référence africaine de l'agriculture durable.
SIBIO 2026 : BOGA IBO CONSTANT VEUT FAIRE DE LA CÔTE D’IVOIRE LE LEADER DU BIO EN AFRIQUE
Le Commissaire général du Salon international du Bio (SIBIO) mise sur la structuration de la filière biologique, l'accompagnement des producteurs et le soutien des pouvoirs publics pour positionner la Côte d'Ivoire comme une référence africaine de l'agriculture durable.
La troisième édition du Salon international du Bio (SIBIO 2026) a officiellement été lancée le samedi 31 octobre 2026, à l'espace CRRAE-UMOA, au Plateau, à Abidjan. À cette occasion, Boga Ibo Constant, Commissaire général du salon et président fondateur du Forum africain pour la promotion du Bio (FAP-BIO), a dévoilé les grandes ambitions de cette rencontre placée sous le thème : « La Côte d'Ivoire, leader du Bio en Afrique ».
Pour le promoteur du SIBIO, il ne s'agit pas simplement d'organiser un rendez-vous professionnel supplémentaire, mais de contribuer à une transformation profonde des systèmes agricoles, alimentaires et économiques. L'ambition est de faire de l'agriculture biologique et de l'agroécologie des leviers de souveraineté alimentaire, de résilience climatique, de création d'emplois et de préservation des ressources naturelles.
Faire du bio un moteur de développement économique
Dans son intervention, Boga Ibo Constant a souligné que la Côte d'Ivoire dispose d'atouts importants pour devenir une référence africaine dans le domaine du bio. La diversité de ses zones agroécologiques, son savoir-faire agricole et son expérience dans des filières telles que le cacao, le café, l'anacarde, le palmier à huile, l'hévéa et les cultures vivrières constituent, selon lui, des bases solides pour développer une agriculture plus respectueuse de l'environnement.
Toutefois, le Commissaire général estime que le leadership ne se décrète pas. Il se construit notamment à travers la qualité des produits, la crédibilité des certifications, la formation des producteurs, l'organisation des circuits de commercialisation et la confiance des consommateurs.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la transformation locale, de développer les marchés nationaux et régionaux et de donner davantage de perspectives aux jeunes entrepreneurs dans les métiers de l'agriculture biologique et de l'économie verte.
Un appel aux pouvoirs publics pour structurer la filière
L'un des messages forts de cette cérémonie de lancement a été adressé aux décideurs publics. Pour Boga Ibo Constant, le développement de l'agriculture biologique ne peut reposer uniquement sur la bonne volonté des producteurs et les initiatives privées.
Il plaide ainsi pour un environnement institutionnel favorable, des financements accessibles, des compétences techniques renforcées, des mécanismes de certification crédibles et des marchés mieux organisés.
À cet effet, il a proposé plusieurs axes de collaboration avec les pouvoirs publics, notamment la structuration de la filière biologique, la formation et l'accompagnement des producteurs, le financement des exploitations, le développement de la transformation locale ainsi que la protection des terres et de la biodiversité.
Son souhait est de voir le SIBIO devenir un véritable cadre de concertation entre l'État, les organisations professionnelles, les entreprises, les chercheurs et les producteurs.
Producteurs, femmes et jeunes au cœur de la transition
Le Commissaire général a également placé les producteurs, les femmes rurales et les jeunes au centre de cette ambition. Il considère que le développement du bio doit permettre aux acteurs agricoles d'améliorer leurs compétences, de diversifier leurs revenus et d'accéder à de nouveaux débouchés commerciaux.
Il a particulièrement encouragé la jeunesse à s'intéresser aux opportunités offertes par le compostage, l'agroforesterie, la transformation agroalimentaire, la certification, la traçabilité numérique et les services environnementaux.
Pour lui, l'agriculture ne doit plus être considérée comme une activité tournée uniquement vers le passé, mais comme un secteur d'innovation, d'entrepreneuriat et de création de richesses.
Trois jours pour transformer les ambitions en opportunités
La troisième édition du SIBIO se tiendra les 26, 27 et 28 novembre 2026. Au programme : des expositions-ventes, des ateliers et des panels destinés à valoriser les produits biologiques, les innovations et les initiatives en faveur de la biodiversité et du développement durable.
Au-delà de la visibilité offerte aux exposants, les organisateurs entendent favoriser les rencontres entre producteurs et acheteurs, entrepreneurs et investisseurs, ainsi qu'entre les institutions et les professionnels du secteur.
Pour Boga Ibo Constant, la réussite du salon ne devra pas uniquement se mesurer au nombre de visiteurs ou d'exposants, mais surtout à sa capacité à susciter des partenariats durables et des résultats concrets pour la filière.
En déclarant officiellement ouverte cette troisième édition, le Commissaire général a réaffirmé sa conviction : le bio ne doit pas être une mode passagère, mais une composante crédible et durable de l'avenir agricole de la Côte d'Ivoire.
Un défi qui appelle à une mobilisation collective pour préserver les terres, protéger la biodiversité et construire une agriculture prospère au bénéfice des générations présentes et futures.
Sabine Konan