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06/05/2026 16:54 - Categorie: Culture - Commune: Non precisee - Par Super Admin

Mission d’ouverture musicale Elyon Shammah : « La musique ivoirienne n’avance pas faute d’ouverture musicale, et c’est là que je me distingue. »

Mission d’ouverture musicale    Elyon Shammah :  « La musique ivoirienne n’avance pas faute d’ouverture musicale, et c’est là que je me distingue. »

Mission d’ouverture musicale


Elyon Shammah :

« La musique ivoirienne n’avance pas faute d’ouverture musicale, et c’est là que je me distingue. »


Né à la gendarmerie d’Agban dans un environnement entièrement bercé par la musique, Elyon Shammah de son nom à l’état civil Zogbo Francis porte en lui un héritage artistique singulier, façonné par l’influence d’un père gendarme et saxophoniste. Auteur-compositeur habité par une foi profonde et une vision audacieuse, il se distingue par sa volonté d’« élargir la conversation musicale » en Côte d’Ivoire. À travers des textes porteurs de vie, des mélodies soignées et des arrangements expressifs, l’artiste plaide pour une plus grande ouverture culturelle et des collaborations intergénérationnelles, convaincu que la richesse musicale ivoirienne peut rayonner bien au-delà des frontières.


Qui êtes-vous au-delà de votre nom d’artiste, et d’où vient-il ?


Je m’appelle Zogbo Francis à l’état civil, fils d’un gendarme saxophoniste. Je suis né à la gendarmerie d’Agban, au camp musique. Mon nom d’artiste, Elyon Shammah, vient du Dieu Tout-Puissant : Elyon signifie « le Dieu exalté au-dessus de tous les dieux » et Shammah « la présence de l’Éternel ».


Comment décririez-vous votre univers musical et ce qui vous rend unique ?


Tout au long de ma vie musicale, je me suis battu pour élargir les accords des chansons. Pour moi, la musique ivoirienne n’avance pas parce qu’elle n’ouvre pas assez la conversation musicale, et c’est cela qui me rend unique.


Quel a été le déclic qui vous a poussé à devenir chanteur ?


Le déclic vient du fait que je suis né dans une famille de musiciens et de chanteurs. Je suis auteur-compositeur, fils de musicien, né dans un quartier entièrement dédié à la musique.


Quels obstacles majeurs avez-vous surmontés dans votre parcours ?


J’ai rencontré plusieurs obstacles et vécu de nombreux échecs qui m’ont même détruit psychologiquement. Mais j’ai pu me relever grâce au Dieu Tout-Puissant.


Quel message cherchez-vous à transmettre à travers vos chansons ?


À travers mes chansons, je cherche à transmettre la vie. Autour de nous se trouve un grand bonheur : la vie. Je préfère parler de cette vie plutôt que de la jalousie ou de concepts négatifs. La Côte d’Ivoire est le carrefour de la musique, et c’est une grâce de Dieu. Tout ce qui sort de ce beau pays devrait normalement faire le tour du monde. Selon moi, si ce n’est pas le cas, c’est parce que nous évitons les échanges culturels, ce qui nous empêche de progresser.


Quelle chanson vous représente le mieux aujourd’hui, et pourquoi ?


Toutes mes chansons me représentent. À travers mes concerts privés, chacune a sa particularité, car il y a la vie dans les textes, dans la mélodie et même dans les arrangements qui s’expriment pleinement.


Que voulez-vous que le public ressente en vous écoutant sur scène ?


J’aimerais que le public découvre en moi le spectacle, l’art en général, une voix qui peut représenter leur joie à travers le monde.


Comment entretenez-vous le lien avec vos fans, notamment sur les réseaux sociaux ?


Mes fans sont souvent surpris de m’entendre chanter. Ils me demandent toujours si je vis réellement en Côte d’Ivoire. Je continue donc à faire des spectacles pour les satisfaire et rester proche d’eux.


Avec quel artiste aimeriez-vous collaborer, et pourquoi ?


J’aimerais collaborer avec Nayanka Bell, en raison de son ouverture musicale.


Pourquoi le public doit-il découvrir votre musique dès maintenant ?


Le public a besoin de ma musique pour retrouver sa sensibilité musicale. La Côte d’Ivoire est très riche musicalement. Si l’on ne voit pas assez de collaborations entre les anciens et la nouvelle génération, c’est parce qu’il manque une véritable ouverture musicale. Ailleurs, comme aux États-Unis, en France ou en Angleterre, ces collaborations sont fréquentes. Chez nous, cela reste difficile, et je veux contribuer à changer cette réalité.


Interview réalisée par Kouame kan Isidore